Balayé 4-0 en quarts de finale aller de Ligue des champions, le Borussia Dortmund a pris l’eau à Montjuic. Découvrez ce qui a plu, et déplu, à notre rédaction.
Tops
Une force de frappe offensive barcelonaise sans limites
Lamine Yamal, Robert Lewandowski, Raphinha : mettez-les dans l’ordre que vous voudrez. Ces trois-là ont tout ce qu’il faut pour emmener le Barça vers une sixième Ligue des champions. D’un côté, le feu follet de 17 ans qui n’a peur de rien et provoque sans cesse, de l’autre le Brésilien hargneux qui fait la saison de sa vie (12 buts en 11 matches de Ligue des champions) et dans l’axe le vieux briscard qui pèse encore tellement lourd sur les défenses.
Ce vieux briscard, le Borussia Dortmund le connaît bien pour l’avoir accueilli entre 2010 et 2014 alors qu’il n’était qu’un gamin de Varsovie. Sans états d’âme, «Lewangoalski» comme ils l’appelaient en Allemagne a inscrit un doublé dans son style. D’abord sur un service cinq étoiles de Raphinha puis sur un centre en retrait de Fermin Lopez, étincelant par ailleurs.
Fermin Lopez jeune patron
Fermin Lopez, Marc Casado, Gavi, … Ils ont tous moins de 23 ans mais sont déjà tous des titulaires en puissance. Ce mercredi soir, c’est le premier qui était aligné et qui a fait le boulot. À la 25e minute, il permet à son équipe de mener au score sur une combinaison sans doute travaillée à l’entraînement : un coup franc joué au second poteau sur la tête de Martinez puis repris par Cubarsi et enfin poussé au fond des filets par Raphinha.
Sur le troisième but, c’est lui qui initie la contre-attaque des Catalans et combine avec Yamal avant de servir Lewandowski qui réalisait le parfait appel en retrait. 3-0, du travail d’orfèvre. Il pouvait sortir se reposer à la 74e minute, remplacé par un Gavi chaudement applaudi par le stade Olympique Montjuic.
Flops
Kerem Adeyemi, une mi-temps de trop
17 ballons touchés, 1 duel sur 8 remportés, 10 pertes de balles, 1 carton jaune, O dribble réussi, le tout en une seule mi-temps : c’en était assez pour Niko Kovac, ou sans doute trop pour le technicien croate, qui a fait entrer à la mi-temps Maximilian Beier, auteur d’un but hors-jeu en fin de partie.
À l’image de son compatriote Leroy Sané hier, l’ailier allemand est passé complètement à côté de son match. Pourtant, le Barça a parfois laissé de la place au Borussia, qui n’en a pas profité (voir plus bas). Défensivement, la tâche semblait trop ardue pour l’actuel 8e de Bundesliga face à une armada offensive catalane survoltée.
Serhou Guirassy, pétard mouillé
L’ancien buteur du Stade Rennais, qui a laissé un souvenir contrasté aux supporters bretons, avait mis fin à une disette de quatre matches consécutifs sans marquer le week-end dernier face à Fribourg. On pouvait donc légitimement se dire que sa mauvaise passe était derrière lui. Que nenni : le Ghanéen a loupé tout ce qu’il a entrepris, à commencer pour une triple occasion en fin de première mi-temps qui coûte cher à son équipe.
Par deux fois, il a loupé littéralement le ballon alors que celui-ci semblait à sa portée. Il s’est ensuite créé une situation tout seul mais dans un angle trop fermé. Résultat, le Barça est rentré au vestiaire avec une avance d’un but et a doublé la mise dès la reprise. Guirassy termine la rencontre avec 1 seul tir cadré pour 2 non cadrés, 7 pertes de balles et un indice de buts attendus (xG) de 0.54. pas suffisant pour le deuxième meilleur buteur de la compétition.
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