Heureusement, il y avait Mario Gomez…

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Le Bayern Munich a terminé la saison de Bundesliga voici une semaine à une décevante troisième place, après un exercice 2009/2010 couronné de succès avec un doublé Coupe-Championnat à la clé. Mais heureusement pour le FCB, un homme a sauvé la mise en décrochant le titre honorifique de meilleur buteur de la Bundesliga : .« Danke schön Super Mario! » Si le public de l’Allianz Arena a été souvent sevré de spectacle cette saison, il peut au moins remercier son buteur Mario Gomez qui sera parvenu à relever le niveau dans une saison morne pour le FCB. Car aussi incroyable que cela puisse paraître, le champion d’Allemagne 2010 est reparti bredouille de cette campagne avec une élimination en demi-finales de la Coupe d’Allemagne (contre Schalke 04), en huitièmes de finale de la Ligue des champions (contre l’Inter Milan) puis une troisième place au classement, derrière le Bayer Leverkusen et l’intouchable Borussia Dortmund. Mais si le Bayern a enchaîné neuf matches sans défaite en fin de saison et est parvenu à accrocher la troisième place qualificative pour le tour de barrages de la prochaine Ligue des champions, c’est grâce à son buteur Mario Gomez.

Un retour sur investissement tardif

Dans un club où le temps est plus compté qu’ailleurs, Mario Gomez fait figure d’ovni. Arrivé en juin 2009 en provenance du VfB Stuttgart pour la modique somme de 30 millions d’euros, deuxième transfert le plus cher de l’histoire de la Bundesliga derrière , recruté par Manchester City pour 33 millions d’euros l’hiver dernier, Gomez a mis du temps à se mettre en route, doux euphémisme. Malgré la confiance de son entraineur Louis van Gaal, le joueur de 25 ans n’est jamais parvenu à se montrer décisif pour le FCB, n’inscrivant que 10 malheureux buts en 29 journées. Bien maigre pour un élément qui devait faire feu de tout bois après une saison magnifique au VfB, riche de 24 réalisations en 32 rencontres.

Mais « Super Mario » ne pouvait avoir perdu son sens du but comme ça. Et il a démontré à tous les sceptiques qu’il valait bien la trentaine de millions d’euros investis sur sa tête. Remplaçant au début de saison, Gomez a profité bon gré mal gré de la blessure de au dos et de celle de pour s’imposer à la pointe de l’attaque du Bayern. Dans un 4-3-3 lui faisant la part belle, le natif de Riedlingen n’a pas fait de détail, tant sur la scène nationale qu’européenne. Avec 28 banderilles et 8 en Ligue des champions, « Super Mario » est entré dans le cercle très fermé des attaquants du FCB à passer la barre symbolique des 25 buts en une saison. Il a également rejoint le « Bomber » Gerd Müller en inscrivant au moins cinq triplés au cours de la même saison. Gomez reste cependant loin du record de buts inscrits en une saison détenu par Müller avec 40 buts lors de la saison 1971/1972.

Bientôt l’éclosion en sélection ?

Toutefois, Gomez connaît encore quelques difficultés à s’imposer en sélection où son coéquipier Miroslav Klose lui barre la route, fort d’un Mondial probant en Afrique du Sud avec cinq buts. Gomez, 15 réalisations en 43 sélections, devrait toutefois prendre une nouvelle dimension au sein de la Nationalmannschaft, Joachim Löw ne pouvant se permettre de faire l’impasse sur lui.

« Il a retrouvé son efficacité devant le but, c’est très positif pour nous. Mario n’a que 25 ans, il peut occuper ce poste pendant beaucoup d’années encore« , avait d’ailleurs déclaré Löw à son égard en janvier dernier dans la presse allemande, même si Klose reste intouchable à ses yeux. En club comme en sélection, Mario Gomez devra relever l’un de ses défis les plus ardus, celui de la confirmation. Mais s’il conserve son instinct de buteur dans la zone de vérité, le Bayern Munich ne devrait pas encore rester longtemps brimé de titres la saison prochaine…

Julien Froment