Le Bayern Munich s’en sort très, très bien. À l’issue du choc au sommet face au Bayer Leverkusen, qui aurait pu relancer la course au titre, les deux géants d’Allemagne se sont quittés sur un score nul et vierge (0-0). Les hommes de Xabi Alonso ont pourtant tout fait pour ouvrir le score face à des Bavarois d’une timidité assez étonnante. Leverkusen a touché les montants à deux reprises et aura globalement manqué de réussite dans cette rencontre qu’il a nettement dominé, dans les intentions comme dans les occasions. Au final, le Bayern Munich conserve ses huit points d’avance au classement.
C’était en quelque sorte le match de la dernière chance pour le champion en titre, face à une équipe bien partie pour lui succéder. On s’attendait à une opposition dantesque entre les deux rivaux de Bundesliga. Mais un scénario s’est vite dessiné, avec un Bayern Leverkusen bien plus entreprenant. Le Bayern Munich avait semble-t-il d’autres choses en tête, la double confrontation face au Celtic Glasgow en Ligue des champions par exemple, et était clairement là pour minimiser les dégâts. Ses statistiques en témoignent : 0 occasion franche, 0 tir cadré, 0 corner obtenu. Ça fait tâche pour un leader.
Le Bayern a eu très chaud
À l’inverse, le Bayern Leverkusen s’est surpassé pour tenter de relancer le suspense dans ce championnat allemand. Mais encore aurait-il fallu que les hommes de Xabi Alonso se montrent plus efficaces devant le but. Jeremie Frimpong a été le premier à toucher la barre, en profitant d’une frappe de l’intenable Florian Wirtz repoussée sur lui (21e). Il a été imité quelques minutes plus tard par Nathan Tella, de la tête cette fois, à la réception d’un corner (25e). Clairement, le Bayern Munich était miraculé à la pause, après avoir passé 45 minutes à reculer devant un adversaire irrésistible dans le jeu.
La deuxième période n’a pas fait décoller davantage le spectacle, puisque les Bavarois n’ont pas vraiment relevé la tête et tandis que les coups de sifflet, fruits d’un match physique sous haute tension, ont un peu haché le rythme. Vincent Kompany a même pris le risque de remplacer quatre joueurs d’un coup, ce qui aurait pu déséquilibrer énormément son équipe. Le Bayer Leverkusen, toujours aussi dominateur, n’en a pas profité, même si une double occasion dans les dernières minutes aurait dû lui offrir une victoire méritée. Manuel Neuer, parfois fébrile, a enfilé son costume de sauveur face à Yacine Adli et, dans la foulée, Wirtz a tiré à côté dans une position préférentielle (90e+1). Le Bayern a eu chaud, mais peut déjà mettre le champagne au frais.